Un lâcher de ballons est une animation ludique consistant à laisser s'envoler des ballons de baudruche, préalablement gonflés à l'aide d'un gaz plus léger que l'air, comme l'hélium ou l'hydrogène, ce qui leur permet de s'élever dans le ciel. Les participants à ce spectacle féerique et éphémère n'ont toutefois pas forcément conscience de ses conséquences néfastes et durables.

Aspects environnementaux

Plusieurs études du Programme des Nations unies pour l'environnement montrent que les ballons, et les autres déchets plastiques, sont nuisibles pour la faune marine : baleines, tortues, oiseaux, etc. Ceux-ci peuvent confondre les morceaux de ballon avec leurs proies naturelles, l'ingérer (les débris restent bloqués dans leur système digestif), s'étouffer en tentant de l'ingérer, s'y emmêler, etc. La flore est également impactée : par exemple, les déchets ont tendance à s'accumuler dans les forêts de mangrove.

Par ailleurs, ce n'est pas parce que le lâcher de ballons a lieu loin de la mer qu'il ne met pas en danger l'écosystème marin : en 2015, d'après un article du Télégramme, un ballon a parcouru plus de 600 kilomètres en moins de 24 heures !

Enfin, même les ballons biodégradables posent problème. Ainsi, la société Vertlapub, qui produit et vend des ballons de baudruche biodégradables en latex, déconseille à ses clients d'utiliser ces ballons pour des lâchers. En effet, même biodégradables, les ballons peuvent mettre plusieurs années à disparaître et ont le temps d'être ingérés par des animaux.

Aspects juridiques

En France, le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a publié en octobre 2015 une fiche relative aux « lâchers de ballons de baudruche et de petits ballons à air chaud ou lanternes volantes ». Il y est entre autres rappelé que l'organisateur d'un lâcher de ballons est considéré comme un producteur de déchets et que les personnes qui abandonnent des déchets dans la nature peuvent s'exposer à des sanctions pénales.


Ballons de baudruches pris dans les branches d'un arbre sur le quai de la Seine à Paris en février 2012.
Photo par Coyau, CC BY-SA 3.0.